vendredi 30 octobre 2020

Caricature

… se moquant d'un chrétien…

"Alexamène adore son Dieu", graffiti romain, entre le Ier et le IIIe s. ap. JC.



« À chaque attentat islamiste en France, des esprits chagrins expliquent que, sans les caricatures de Charlie Hebdo et le diktat insupportable d’une laïcité qui méprise les religions en général et l’islam en particulier, on n’en serait pas là. On en déduira donc que si les terroristes islamistes ont frappé à Vienne, c’est à cause des dessins blasphématoires qui n’ont jamais été publiés en Autriche et de la laïcité inexistante dans ce pays. Empreints d’une lucidité qui force l’admiration, ces mêmes grands personnages dénoncent également les prétendues restrictions au port du voile, ou l’interdiction de la burqa, insupportable provocation à l’égard des musulmanes. On en conclura que si Daech a frappé à l’université de Kaboul, c’est pour faire de la pub à la burqa, pourtant obligatoire en Afghanistan, en vertu du droit de la femme à vivre derrière un grillage. Dès qu’un attentat a lieu au nom d’une idéologie ayant pris en otage une religion, il est des gens qui s’empressent d’absoudre l’islamisme, et de nier ses responsabilités intrinsèques pour chercher des coupables dans les pays visés, si différents soient-ils.
Une telle constance dans l’aveuglement mérite le respect. » (Jack Dion, « L’islamisme pour les nuls », in Marianne, 6-12/11/20)

Sans oublier que « Le déni d'humiliation fait le lit de la violence » (Olivier Abel, in Réforme n° 3872, 5 nov. 2020, p. 5 — cf. aussi ici)

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