Stanley Kubrick - 2001: A Space Odyssey - Blue Danube
À propos de Danube / Vienne, cette fois :
Cioran, "Sissi ou la vulnérabilité" : « Elle [Sissi / l’impératrice Elizabeth de Wittelsbach] savait que la folie était en elle, et cette menace la flattait peut-être. Le sentiment de sa singularité la soutenait, la portait, et les tragédies qui se sont abattues sur sa famille n’ont fait que favoriser sa résolution de s’éloigner des êtres et de fuir ses devoirs, offrant ainsi un rare exemple de désertion. »
"Partout où j'ai trouvé quelque chose de vivant, j'ai trouvé de la volonté de puissance ; et même dans la volonté de celui qui obéit j'ai trouvé la volonté d'être maître."
(Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra)
S. Kubrick - 2001, Odyssée de l'espace / bande annonce
"Ils sont huit à avoir été précipités dans un faisceau de protons. Huit miraculés qui s'étonnent de revenir à la vie normale. Normale ? L'est-elle vraiment ? Jack et Marsha, sa femme, ressentent une sorte de gêne indéfinissable, comme si tout, autour d'eux, était bizarre, irréel. La réalité semble se fissurer, le quotidien se craqueler.
Comment un essaim de sauterelles peut-il surgir de nulle part ? Pourquoi attaque-t-il Jack ? Mais surtout, pourquoi le visage et le corps de Marsha se déforment-ils monstrueusement ? Les rescapés sont-ils encore des hommes ou des simulacres ? La réalité n'a-t-elle pas fait place à un délirant monde de cauchemars, où les règles de notre univers n'ont plus cours, où tout est possible, même, dans le ciel, la présence de l'œil de Dieu qui surveille."
... L'œil de Dieu selon la conception de tel des personnages d'un roman où, après l'accident du faisceau de protons, chacun devient prisonnier du psychisme de tel ou tel de ses collègues. Chaque monde dans lequel, successivement, les personnages basculent, est façonné par la vision des choses de tel ou tel d'entre eux dans laquelle tous sont emportés...