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mardi 7 avril 2026

George Stinney Jr


"Je suis fatigué, patron. Je suis fatigué de voir les hommes être affreux les uns avec les autres. Je suis fatigué de toute la peine et la souffrance que je sens dans le monde chaque jour. Il y en a trop." (Stephen King, La Ligne verte)


Il n’avait que 14 ans lorsqu’on l’a assis sur la chaise électrique.
Il s’appelait George Stinney Jr.
Un garçon afro-américain, maigre, une Bible entre les mains…
et une innocence que le système n’a jamais voulu entendre.
George a été accusé d’avoir tué deux fillettes blanches en 1944.
Le procès n’a duré que 2 heures.
Le verdict : peine de mort.
Le jury : entièrement blanc.
La délibération : 10 minutes.
Ses parents n’ont pas pu être présents dans la salle.
Après le procès, ils ont été chassés de la ville.
George a passé 81 jours isolé, sans voir personne.
Sans avocat. Sans étreinte. Sans justice.
Le jour de son exécution, il ne pesait que 40 kilos.
Le casque de la chaise électrique était trop grand pour lui.
On lui a envoyé 5 380 volts dans la tête.
Il est mort seul,
avec la Bible dans les mains,
et en proclamant son innocence… jusqu’à la fin.
70 ans plus tard, un juge a reconnu la vérité :
George était innocent.
L’arme du crime pesait plus de 19 kilos.
Il n’était même pas capable de la soulever.
Mais c’était trop tard.
Bien trop tard.
Stephen King s’est inspiré de cette horreur bien réelle pour écrire La Ligne verte.
Parce que ce n’était pas de la fiction.
C’était du racisme. De l’abandon.
L’une des injustices les plus cruelles de l’histoire.
Aujourd’hui, nous n’oublions pas George.
Parce que son histoire crie encore, là où la justice n’est pas la même pour tous.
Que son âme innocente repose en paix.




Suite au commentaire (cf. infra) de J.-P. Sanfourche



mercredi 16 avril 2025

"Pour que le cœur soit disponible au plus élevé"


Cette horreur était la vie après la mort et elle nous attendait tous, et pas seulement les malfaisants d'entre nous. Mon esprit commença à vaciller. Ce fut un soulagement et je faillis m'abandonner. Une idée, cependant, sauva ma santé mentale, une idée à laquelle je continue de me cramponner : la possibilité que ce paysage de cauchemar ne fût lui-même qu'un mirage.
Je m'écriai d'une voix forte : 'Non !'”
(Stephen King, Revival, LdP p. 509-510)

"Or je demande ici quel est l'objet du pur détachement. Je réponds ainsi : ni ceci ni cela n'est l'objet du pur détachement. Il repose sur le néant absolu […]. Pour que le cœur soit disponible au plus élevé, il faut qu'il repose sur le néant […]." (Maître Eckhart, Du détachement, in Les traités, trad. J. Ancelet-Hustache, Points p. 185)


mardi 22 août 2023

Facteurs aléatoires


"Lorsque le temps entre la prédiction et l'événement prédit s'allonge, les probabilités pour que celle-ci se réalise diminuent. Dès qu'on parle en semaines, elles chutent […].
[…] Peut-être que les prédictions sont authentiques au moment où [elles sont faites]. Mais elles se tiennent pas compte des facteurs aléatoires.
Ni de Dieu […]."

Stephen King, L'institut, Livre de Poche p. 742 & 745 (référant à la loi de Bernoulli)

samedi 12 mars 2022

Fatigué de la peine et de la souffrance


« On doit se ranger du côté des opprimés en toute circonstance même quand ils ont tort, sans pour autant perdre de vue qu’ils sont pétris de la même boue que leurs oppresseurs. » (Emil Cioran)




« Ayons pour toute victime, si noble soit-elle, une pitié sans illusions. » (Emil Cioran)


samedi 2 octobre 2021

Luc 6, 27-28



« ‭Mais je vous dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent,‭ ‭bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent.‭ » (Luc 6, 27-28)


mercredi 19 octobre 2016

Écrire


« Écrire est l'acte le moins ascétique qui soit. »
Cioran, De l'inconvénient d'être né, in Œuvres, coll. Quarto, Gallimard, p. 1325.

« Il me semble que moi aussi j’ai trop écrit. […] Je n’ai pas eu la sagesse de laisser inexploitées mes virtualités, comme les vrais sages que j’admire, ceux qui, délibérément, n’ont rien fait de leur vie. »
Cioran, Entretiens avec Sylvie Jaudeau.

« Il fallait bien des gens pour écrire des histoires, en fin de compte, exactement comme il fallait des gens pour réparer les tuyaux quand ils gelaient ou changer les ampoules des lampadaires ».
Stephen King, Cœurs perdus en Atlantide, Le livre de Poche, p. 35-36.


Quelle autre excuse à s’entreprendre d’écrire ?
Ça vaut aussi pour les essais, pensées, et autres blogs…