mercredi 16 octobre 2019

L'épopée cathare


Un hors-série Le Monde-Histoire et Civilisations, rédigé par Michel Roquebert.
242 pages ; 14,50€. En vente chez votre marchand de journaux.
Jean-Marc Bastière, rédacteur en chef, présente en ces termes cette publication : « Une fascination qui dure : Des images d’abord qui marquent les esprits. Les parfaits. Une vie d'austérité et d'abstinence. Des croyances et des pratiques étranges. L'accusation d'hérésie. La venue pacifique de Dominique. La croisade des barons du Nord contre les "Albigeois". "Tuez-les tous !". Une mort atroce sur les bûchers. La mainmise royale sur un pays. Une mémoire tourmentée entre Albi et Béziers. Aujourd'hui, comme témoins muets, des châteaux en ruines perchés dans un paysage grandiose et aride. Mais aussi de nombreuses questions qui subsistent. Michel Roquebert, spécialiste reconnu de l'histoire du catharisme, fait la part rigoureuse du vrai et de la légende. Avec un style fluide et limpide, il nous entraîne dans les méandres de ce monde mystérieux et répond à ces questions taraudantes : qui étaient-ils ? Que sait-on d'eux ? »

Trois parties et onze chapitres rythment la publication :
I – Les origines
- Les sources
- La société cathare et son Église
- La Croisade introuvable
II – La Croisade
- 1209-1211 : Conquêtes et déconvenues
- 1211-1213 : La menace d'un empire pyrénéen
`- 1213-1218 : La déchéance de Raymond VI
- 1218-1229 : La Croisade royale
III – L’Inquisition
- Débuts de la répression
- La fin de Montségur
- Procès en série
- La fin du rêve cathare

mardi 24 septembre 2019

dimanche 8 septembre 2019

Écologie & responsabilité


L'histoire a corrigé la formule attribuée à Lénine : « le dernier capitaliste nous vendra la corde avec laquelle on le pendra », y substituant : « le dernier capitaliste vous vendra la corde avec laquelle il vous pendra »… avant de précipiter la planète surexploitée dans le chaos de la sixième extinction de masse, en vous culpabilisant sous des exigences de "tri sélectif" sous peine d'amende, et autres injonctions d'achat de produits "bios" en emballage plastique…

mardi 3 septembre 2019

Éthique & responsabilité


Quelle responsabilité nous incombe en notre temps, quand les conséquences du pouvoir que nous donne notre technique nous échappent ? Quelle prise de conscience pour repenser ce pouvoir de façon responsable – quelle conscience de la menace, quelle peur (ou crainte) de la menace, non pour en être paralysés, mais pour fonder l’éthique d’une action responsable ?

« Dans ce vide (qui est en même temps le vide de l’actuel relativisme des valeurs) […] qu'est qui peut servir de boussole ? L'anticipation de la menace elle-même ! C'est seulement dans les premières lueurs de son orage qui nous vient du futur, dans l'aurore de son ampleur planétaire et dans la profondeur de ses enjeux humains, que peuvent être découverts les prin­cipes éthiques, desquels peuvent se laisser déduire les nouvelles obligations correspondant au pouvoir nouveau. Cela, je l'appelle “heuristique de la peur”. […]
« Sans doute [le concept de
responsabilité n'est] pas un phénomène nouveau dans la moralité. La responsabilité n'a pourtant jamais eu un tel objet, de même qu'elle a peu occupé la théorie éthique jusqu'ici. Le savoir, aussi bien que le pouvoir étaient trop limités pour incorporer l'avenir plus lointain dans la prévision, bien plus, pour inclure la planète entière dans la conscience de la causalité personnelle. Plutôt que de deviner vainement les conséquences tardives, relevant d'un destin inconnu, l'éthique se concentrait sur la qualité morale de l'acte momentané lui-même, dans lequel on doit respecter le droit du prochain qui partage notre vie. Sous le signe de la technologie par contre, l'éthique a affaire à des actes (quoique ce ne soient plus ceux d'un sujet individuel), qui ont une portée causale incomparable en direction de l'avenir et qui s'accompagnent d'un savoir prévisionnel qui, peu importe son caractère incomplet, déborde lui aussi tout ce qu'on a connu autrefois. Il faut y ajouter le simple ordre de grandeur des actions à long terme et très souvent également leur irréversibilité. Tout cela place la responsabilité au centre de l'éthique, y compris les horizons d'espace et de temps qui correspondent à ceux des actions. » (Hans Jonas, Le principe responsabilité, 1979, trad. fr. 1990, 1995, Préface [7-9], Champs/Essais, p. 16-17)

*

Menace et espérance selon 2 Pierre 3, 3-13 :
3 […] dans les derniers jours viendront des sceptiques moqueurs menés par leurs passions personnelles
4 qui diront : « Où en est la promesse de son avènement ? Car depuis que les pères sont morts, tout demeure dans le même état qu’au début de la création. »
5 En prétendant cela, ils oublient qu’il existait, il y a très longtemps, des cieux et une terre tirant origine de l’eau et gardant cohésion par l’eau, grâce à la Parole de Dieu.
6 Par les mêmes causes, le monde d’alors périt submergé par l’eau.
7 Quant aux cieux et à la terre actuels, la même Parole les tient en réserve pour le feu, les garde pour le jour […]
12 […] où les cieux enflammés se dissoudront et où les éléments embrasés se fondront !
13 Nous attendons selon sa promesse des cieux nouveaux et une terre nouvelle où la justice habite.
[cf. Ésaie 65, 17-25]

jeudi 15 août 2019

Relire le bon Samaritain…

… Avec Marcel Mauss : "La charité est blessante pour celui qui l’accepte"


Ou : pourquoi Jésus recommande-t-il de faire comme le bon Samaritain (Luc 10, 25-37), c'est-à-dire de se faire des débiteurs (puisque c'est ce qu'a fait le Samaritain) ?!
C'est pour nous sortir du leurre par lequel nous nous faisons croire qu'il existe du don gratuit, là où tout illusoire don gratuit n'est que blessure pour celui qui l'accepte. Débiteur insolvable d'un Samaritain désormais introuvable, le blessé que nous sommes tous retrouve sa dignité en faisant de même, en donnant à son tour à un autrui insolvable, créant une chaîne, cercle vertueux ruinant l'illusion dangereuse du don supposé gratuit…

vendredi 9 août 2019

6 & 9 août 1945


Robert Oppenheimer : "Now I am become death, destroyer of worlds." ("Maintenant je suis devenu la mort, le destructeur des mondes.")