
"Elles cachent ce que peut-être personne ne regarderait si elles ne le cachaient pas." (Chahdortt Djavann, Bas les voiles !, Gallimard 2003, p. 24.)
"Sa beauté, dont elle ne s'était pas particulièrement souciée jusqu'alors, comme toutes les femmes vraiment belles, se trouva soudain ravagée par une petite vérole confluente qui brouilla ses jolis traits et ne lui laissa que les yeux magnifiques d'une sibylle égyptienne. Le hideux voile noir qui lui avait toujours paru le symbole de la servitude devint alors un refuge derrière lequel elle pourrait dissimuler les ruines d'une beauté qui avait été jadis tenue pour tellement remarquable." (Lawrence Durrell, Balthazar [1958] - Le Quatuor d’Alexandrie II, Pochothèque, p. 295.)
PS 27.12.25 : "Lorsque je porte des vêtements occidentaux, les hommes me dévisagent, me transforment en objet, ou alors m'évaluent par rapport aux normes des mannequins dans les magazines, auxquelles il est très difficile de se conformer — et encore plus à mesure qu'on vieillit, sans parler de la fatigue de s'exposer ainsi en permanence. Quand je porte le foulard ou le tchador, les gens m'appréhendent comme une personne, je me sens respectée. Voilée." (Shannon Prusak, citée par Eva Illouz, La fin de l'amour, trad. fr. Sophie Renaut, Seuil 2018, p. 197‑198)
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