dimanche 21 décembre 2025

Une civilisation effacée

« Rien n'est plus cruel envers le passé que le lieu commun selon lequel la force est impuissante à détruire les valeurs spirituelles ; en vertu de cette opinion, on nie que les civilisations effacées par la violence des armes aient jamais existé ; on le peut sans craindre le démenti des morts. On tue ainsi une seconde fois ce qui a péri… » (Simone Weil, Le Génie d'Oc)




Visionnaire Simone Weil !
Qu'est-ce d'autre que la violence des armes qui a substitué aux refuges des cathares des "forteresses royales", scellant dans la pierre et les ruines la destruction des valeurs spirituelles d'une civilisation effacée ? Est-ce cela que l'on veut consacrer comme "patrimoine de l'Unesco" : un nouvel effacement de la mémoire enfouie des victimes — après que leur identité ait été "déconstruite" et niée ?

Après cela, ne resterait plus qu'à se ranger à la thèse en vogue : les cathares, leurs textes, leurs traces, leurs rituels, leurs traités complexes (fussent-ils conservés par des non-catholiques, comme les vaudois passés à la Réforme), ne seraient qu'inventions catholiques inquisitoriales destinées à persécuter des hérétiques imaginaires ! Circulez, tout est effacé, il n'y avait rien à voir…


Articles sur les cathares ICI, ICI, et ICI.

dimanche 14 décembre 2025

Hanouka 5786



Lumière de Hanouka 5786/2025
Lumière voilée en Australie et dans le monde par les effets de l'antisémitisme déchaîné le 7 octobre 2023 et répercuté par tous ceux qui dès le 8 octobre accusent, non les bourreaux, mais leurs victimes — jusqu'à traiter de "génocidaires" ceux qui, comme Joann Sfar, Charlotte Gainsbourg ou Patrick Desbois, refusent de soutenir les bourreaux des massacres du 7-octobre !
Que la lumière triomphe des ténèbres.

mardi 2 décembre 2025

Facettes et fascinations de l'"antisionisme"

Le cas François Genoud : fasciné par l'"antisionisme", portant en lui-même et en même temps les facettes extrême-droite et extrême-gauche de la même fascination…


Documentaire réalisé d'après
le livre de Pierre Péan, L'Extrémiste, François Genoud, de Hitler à Carlos, Fayard, 1996

Sur Genoud cf. ici.


Voir aussi l'excellente pièce de théâtre, L'Injuste :


"En 1993, dans un bunker perdu dans une forêt Suisse, François Genoud, le détenteur des droits d’auteur d’Hitler et Goebbels vit ses dernières heures. Toute sa vie le banquier des nazis a échappé à la justice et aux remords. Pour son dernier baroud d’honneur, il reçoit une jeune journaliste d’un quotidien israelien. Mais pourquoi elle ? Que cherche-t-il ?
Cette interview sera son testament pour l’histoire, un dernier pied de nez à l’humanité. Mais la jeune femme qui se tient en face de lui est bien décidée à ne pas rendre la fin de vie de François Genoud aussi facile qu’il avait imaginé []."


Le nazisme comme point culminant du racisme, les deux éléments de l'idéologie de Genoud soulignent l'urgence de refuser la "concurrence des mémoires" :
"Dès le départ, la race n'est en aucun cas une "réflexion après coup", une "déviation" des idéaux occidentaux ostensiblement non raciaux, mais plutôt un élément central qui les façonne." (Charles Wade Mills, Le contrat racial)